Au Nord, c\\\'était pas les corons !!

01/04/2014 - Pays : Nouvelle Zélande - Imprimer ce message

Réveil gelé... Les nuits néo zélandaises nous font regretter la grosse chaleur australienne... Et même avec nos gros duvets, on a froid, on doit frôler la gelée. Ceci dit, on prend notre courage à 2 mains, enfin surtout Carole qui sort faire la vaisselle et le petit déjeuner. Et faire la vaisselle dans une eau gelée avec une température très froide... Ca fait mal aux doigts. Mais elle tient bon et va jusqu'au bout. Après ça, elle se réchauffe avec le gaz du réchaud. Au menu ce matin, café au lait pour Gwéna et cacao pour Carole. On se sert du reste de lait de la veille. On a pris le moins cher et on sait pourquoi... Pouah !! Si ça c'est pas du lait dégueu... Mais bon, on assume notre radinerie.

Une fois passé à table, on s'enferme dans le van pour essayer de se réchauffer. Nous sommes à l'ombre de grandes montagnes à l'abri de grands arbres et le soleil ne perce pas. Réchauffés d'avoir mangé, on se motive et on sort.

Carole refait la vaisselle, pendant que Gwéna fait les niveaux du van et range le bazar. Un petit tour aux toilettes et on se poste au soleil qui a fait son apparition un peu plus loin de là pour enlever toute la condensation du van... Du coup, vue la flotte qu'il y a, on sait qu'on a intérêt à faire gaffe à nos appareils électroniques. Quelques instants plus tard, et un coup de PQ sur le pare brise qui ne désembuait pas, on finit par partir. Nous reprenons ce matin la direction de Kaitaia. C'est la ville d'à côté où nous pouvons nous connecter à internet. Gwéna roule la fenêtre ouverte car il est au soleil donc il a chaud et Carole à l'ombre se pèle les miches... Pour le coup, nous faisons un échange, et Carole conduit pour la première fois un véhicule automatique. Premier constat, ça fait bizarre de ne rien faire. Deuxième constat, ça fait encore plus bizarre de ne rien faire quand on s'arrête. Troisième constat, c'est devenu un réflexe de vouloir appuyer sur cette saleté d'embrayage qui n'existe pas... Mais elle y parvient tant bien que mal. Autre constat, et moins drôle celui-ci, c'est un fait, dès qu'elle conduit, sa vue se dédouble, ça ça craint. Mais ainsi va la vie !!

Nous voilà arrivés à Kaitaia, klaxonnés car Carole ne roulait pas assez vite... ehehe !! Nous nous garons et allons à la libraire. Nous nous installons, et on se rend compte que ce matin, la connexion est chaotique, il y a plein de monde ici, du coup ça rame. On prend notre mal en patience et on y parvient... Première chose, vérifier les mails sur la boîte de Gwéna. Il faut absolument qu'on ait reçu nos billets d'avion... Et surprise, nous avons reçu un mail intitulé ''Confirmacion'' !! Youpiiii... Et bien non, poisson d'avril de la part de la compagnie, ce mail nous informe en fait qu'ils ne peuvent pas nous réserver de place car il faut leur faire un virement direct ou bien un règlement par chèque... Enfin on ne sait pas trop. Du coup, ils nous ont noté tous leurs coordonnées bancaires... Bon, nous, on trouve ça louche, alors on ne répond pas. Carole envoie de suite un mail à sa banque au cas où pour les prévenir, que son banquier puisse stopper la transaction, si jamais la société venait à débiter les 2000€ de billet d'avion... En espérant que ça n'arrive pas, car vue la réactivité des banquiers au Crédit bouse... Pour le coup, pas le choix, on doit réserver d'autres billets d'avion. Et c'est reparti pour des recherches intensives. Carole finit par trouver des billets sur VoyagesSNCF.com qui ont de bonnes offres. Et c'est même moins cher que notre premier achat...Gwéna file chercher la carte bancaire dans le van. En arrivant sur le parking, il y a des plots tout autour, et plus une seule voiture... Ohoh !!! Ouf non, c'est juste un gars qui réserve des places et qui met donc un plot à chaque fois que quelqu'un s'en va. Gwéna décale donc le van. Encore une petite frayeur. Nous remplissons tout et nous croisons les doigts. Première fois, la carte de Carole est refusée. Certainement une histoire de plafond. Deuxième fois, la carte de Gwéna passe !! Ca y'est nous avons enfin reçu nos e-tickets pour Sao Paulo, ce ne fut pas une mince affaire. Mais toute cette histoire n'est pas finie, car pour pouvoir embarquer, il nous faut encore des billets de sortie du territoire brésilien. Et là, c'est moins drôle, car ça veut dire qu'il faut qu'on fasse déjà notre itinéraire et qu'on trouve des billets de bus en ligne en portugais !! Cadeau !! Carole fait quelques recherches, mais avec tout ça, il est déjà tard et on ne veut pas passer une deuxième journée à ne rien faire... On plie bagage et on retourne au van.

Il est déjà 12h passé et grand temps de manger. Ici ce n'est pas l'endroit, alors on prend la route. Nous partons en direction de Ahipara Ce n'est pas très loin. Une fois sur place, on parcoure quelques rues, et on finit par trouver un parking où nous pouvons manger face à la mer !! Au top ! Nous sommes à l'entrée de la Ninety Miles Beach et du coup, il y a une looooongue plage qui s'offre à nous. Gwéna s'attelle à la cuisine. Carole pendant ce temps, part jouer avec un chien sur la plage. Il est tout seul et se balade, alors Carole le rejoint. Il est magnifique. Gwéna doit encore l'appeler 3 fois pour passer à table, sinon elle passerait sa journée avec. Ceci dit, le chien nous suit pour venir manger... Ca va, pas têtu, il ne réclame pas. Il aura tout de même le droit à la fin du repas à son bout de pain, et un peu de riz au lait... Après ça, petit balade digestive, on part tous les ''3'' sur la plage. C'est alors que le chien part en trombe dans l'eau et s'amuse à sauter par dessus les vagues en aboyant comme un fou. Il fait des bons magnifiques, et dès qu'il n'y a plus de vagues, il les appelle pour qu'elles viennent. Par contre, si elle est trop grosse, il nage à sens inverse... C'est magnifique et ce chien est au top. Bref, nous n'avons pas que ça à faire, on repart.

  

Notre plage de pique nique, l'entrée de la 90 miles beach L'entrée de la 90 miles beach L'entrée de la 90 miles beach 

 

Nous devons trouver une route touristique qui doit nous offrir de belles vues. On a beau la chercher, on ne l'a jamais trouvée, alors on se résigne et on prend un genre de nationale, mais qui n'est pas pour autant dégueulasse niveau paysage. Nous devons aussi faire un gros détour car sinon, nous devons prendre un ferry pour passer sur un bras de mer et ça coûte cher, malheureusement... Alors on fait ce détour.

Et sans se perdre, la classe... Sur la route, nous sommes aussi à l'affût de terrains de camping gratuits, mais on ne se fait pas d'illusion, ils ne sont pas répertoriés dans le DOC, alors il n'y en a pas... Mais on ne sait jamais. C'est alors que Carole lit le nom d'une route et demande à Gwéna de s'arrêter tout de suite. C'est un truc qu'elle a lu dans le petit futé sans en trouver le lieu exact sur une carte. Et bingo, c'est ça !! Du coup, on fait demi-tour et on commence à rouler sur une route de graviers. Pendant de looongues minutes. Enfin, nous parvenons à notre but. Ce sont les Koutu Boulders !! On ne sait pas vraiment ce que c'est hormis que ce sont des formations rocheuses. On y va. Nous arrivons sur une plage qui a première vue, n'a rien de spécial. On ne perd pas espoir et on marche. Nous avons de la chance, la marée est basse, sinon, nous ne pourrions pas y accéder. Et là, surprise, nous découvrons des rochers ronds, tout ronds, polis par la mer. Il y en a tout le long de la plage. C'est très chouette. Il y en a même un qui ressemble à une tête de mort... étrange ! On profite de tout ça et de la vue, car c'est définitivement un pays, où, partout où tu regardes, c'est beau !! Et là en plus, il y a la mer... Nous faisons demi-tour et retournons au camion. Nous avons marché pendant une heure sans nous en rendre compte, c'est fou ce que ça passe vite (on dirait des vieux cons qui disent ça... ahah).

 

Les Koutu boulders Les Koutu boulders

Les Koutu boulders

Les Koutu boulders Les Koutu boulders en forme de tête de mort 

 

Et c'est reparti. On passe dans la petite ville, puis nous arrivons à Opononi. Rien de plus, hormis un centre d'information qui est fermé car il est presque 18h... Par contre, le paysage est à couper le souffle encore une fois. Il y a des dunes de sables à l'horizon qui donnent un côté pittoresque à la baie. Les dunes sont d'une hauteur assez impressionnante, un peu comme la dune du Pila. Nous continuons la route sur quelques centaines de mètres pour nous arrêter sur un point de vue. Nous descendons du van et partons au pas de charge car premièrement il fait hyper froid, et deuxièmement l'heure tourne et nous avons de la route après. Nous bravons le vent, prenons quelques photos et en route pour la suite.

 

Vue sur la mer Vue sur la mer

Vue sur la mer 

 

La suite c'est une route de 30 kilomètres, qui traverse un parc naturel... Mais alors dans le genre route de merde, nous sommes dans le top niveau. Vitesse maximale, 40km/h !!! Que des virages dans tous les sens, à en donner le tournis. Nous passons devant les arbres géants du parc mais nous ne savons pas pour combien de temps il y en a a faire le tour. Nous faisons le choix de revenir dès demain matin car nous serons à une vingtaine de kilomètres. Nous cherchons maintenant le chemin qui doit nous mener à notre campement du soir. Nous la trouvons assez facilement et c'est parti pour 8 kilomètres de gravier, enfin plutôt 12... Le gars qui à pris les mesures dans ce pays était soit bourré, soit il souffrait de dyspraxie ou soit idiot !! Rien ne correspond jamais. Bref nous roulons, mais quand il y a des pattes d'oies, pas de panneau, alors nous allons au plus logique, tout droit. Nous finissons par trouver le camping et il y a déjà pas mal de monde. Nous devons d'abord régler notre dû, soit 20$ que nous déposons dans une boite aux lettres. Puis direction la cuisine, et oui, nous avons une cuisine à disposition. Nous économisons du gaz et allons cuisiner à l'électrique.

Il y a en même temps que nous deux couples d'allemands avec 3 gamins au total. Ils courent et crient dans tous les sens, nous sommes crevés de notre journée, c'est juste horrible. Carole est obligée de retourner au camion pour éviter de commettre un meurtre et laisse Gwéna au milieu de ce beau bordel. Ils partent et nous sommes enfin tranquilles pour manger nos spaghettis dégueulasses. Ce sont des spaghettis en boite de conserve, déjà cuite, à la sauce tomate. Nous avions récupérer ça chez le loueur. En gros, pour ceux qui veulent savoir à quoi cela ressemble... Faire cuire des spaghettis pendant une bonne heure, voir une heure et demi, pour qu'elles fassent la taille d'un crayon de bois et ajouter un sauce tomate légèrement acide, et voilà... A tab' !!

Nous mangeons lorsque un jeune couple entre à son tour, ils vont directement voir dans le frigo... Et merde il y avait de la bouffe qui avait été laissée par d'autres campeurs, du poisson pané frais en plus. Nous aurions pu manger un peu mieux ce soir mais tant pis, c'est le jeu nous aurons peut être plus de la chance demain.

Voilà pour aujourd'hui, petit tour aux toilettes, brossage de dent et au lit. Bonne journée à tous.


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