Comment se salir...

02/04/2014 - Pays : Nouvelle Zélande - Imprimer ce message

 Attention... 

 

 Réveil après une nuit un peu moins froide que les dernières, il ne fait quand même pas trop chaud lorsqu'un bras dépasse du duvet. Gwéna est au taquet ce matin, il se lève, s'habille et part directement dans la cuisine faire chauffer de l'eau pour le petit déjeuner. Il arrive dans la cuisine en même temps qu'un couple de français, le mec à sa couette dans les bras, étrange. En entrant dans la cuisine, Gwéna comprend ce qu'ils font. Ils arrivent à la fin de leur voyage et vident entièrement leur voiture. Donc ça passe par les fringues de monsieur, ceux de madame, les duvets, une couette, un réchaud, une casserole, assiette, couvert, bonbonnes de gaz.... Gwéna repart donc avec deux recharges de gaz toutes neuves. Carole qui était venue le rejoindre commence le déballage de vêtements, dommage que la fille faisait du 40, et qu'elle était un peu grande... Nous prenons un duvet supplémentaire pour nous en servir de couverture les nuits prochaines seront certainement de plus en plus froides. Nous retournons au chaud dans le camion avec nos cafés et des grillées de pain. Ah oui, nous avons aussi récupéré du caramel liquide pour nos tartines de ce matin...

Puis direction la douche avant que tout le monde ne se lève. C'est marrant nous voyons les gens se lever tour à tour, aller dans la cuisine et repartir avec un manteau, un bonnet, un duvet, une casserole... Chacun fait son petit marché. Nous allons à la douche pendant que nous en avons des chaudes à disposition.

Gwéna ouvre le robinet d'eau froide, de l'eau gelée en sort. Puis il ouvre le robinet d'eau chaude, de l'eau froide en sort. Cool, nous avons le choix entre eau froide ou eau gelée. Carole ressort et part faire chauffer de l'eau, nous nous laverons à la bassine, à l'indonésienne . Elle revient avec de l'eau chaude et repart au camion chercher une serviette, elle en a fait tombée une dans la terre. Elle revient avec son pantalon propre déjà tout tâché, l'arrière du camion est plein de poussière et elle a du passer un peu trop près... Du coup, elle a les cuisses marrons... Précisons que ce pantalon est propre de ce matin, soit moins d'1 heure !! En regardant plus attentivement, elle se rend aussi compte que l'arrière, au niveau du talon est aussi tout pourri... Son pantalon est un peu trop grand donc elle le perd et marche dessus dans de l'herbe humide, la classe Marie-Chantale !!

Bref, pas le temps de bavarder, Gwéna commence à prendre sa douche. Il s'est déjà lavé les cheveux à l'eau froide le temps que Carole prépare la bassine et fait désormais le reste à l'eau chaude. Pendant ce temps, Carole se brosse les dents, et débriefe sur l'état de son pantalon. On inverse désormais les rôles. Carole passe à la douche, et fini la bassine... Ca réchauffe et ça fait du bien. Elle s'habille, en short, bah oui, tout le reste est sale. Une fois au camion, elle renettoie son pantalon et peut enfiler ses manches de jambes. Ca va, ce n'était principalement que de la poussière donc c'est bien parti. Elle ne peut pas se changer car son autre pantalon est plus sale que celui-ci... Une fois au chaud, elle part chercher une bassine d'eau chaude pour faire de la lessive. Bah oui, avec uniquement 2 pantalons, mieux vaut être bien organisé. Une planche, une brosse, de la lessive et de l'huile de coude, c'est parti !! 1 pull, un pantalon, un short, des slips, des chaussettes... y'a encore du boulot. Pendant ce temps, Gwéna part en cuisine faire cuire du riz pour ce midi. Temps qu'on peut économiser le gaz, on le fait. Il revient de temps en temps voir où en est rendu Carole. A la moitié, elle capitule, ca lui tire le poignet. C'est que c'est moitié physique tout de même.. Nous inversons alors les rôles. Carole va s'occuper du rie et de la vaisselle pendant que Gwéna finit la lessive. A son retour, mission essorage et étendage dans le camion. On devient super efficace à force de le faire. On optimise au mieux, et on fait gaffe que ça ne goutte pas n'importe où. Les polaires et pantalon sur la cuisine, les autres choses au dessus du lit. Pas cons les mecs !!

Après un epoustage du camion, nous voici enfin près pour reprendre notre route. Époustage qui s'avère nécessaire car Carole s'est encore tâchée de nouveau en étendant le linge. Il faut dire que la route en graviers de la veille à recouvert le van d'une épaisse couche de poussière. Dès qu'on ferme une porte, ça nous tombe littéralement dessus. C'est parti, nous n'oublions rien, en avant !

Première étape de la journée, retourner dans la Waipoua Forest, voir des géants de la nature, des Kauri, arbre mystique pour les Maori, ancienne pompe à fric pour les Européens et surtout, un arbre avec un tronc de 17m50, une hauteur total de 51m, une circonférence de 14m, et un volume de 244m3 juste pour le tronc... On va voir la bête ! Et pour y aller, on a pris un petit rallongi pour éviter les gravillons. Chose dont nous n'avons pas pensé, c'est qu'on a pas beaucoup d'essence, et notre jauge joue les acrobates. En descente, elle monte et en montées, elle descend. Et comme nous sommes en montagne, dur dur de connaître sa vraie contenance... On reste optimiste.

Nous parcourons les 30 petits kilomètres qui nous sépare de notre point de chute. Nous nous garons sur le bord de la route, et partons pour une petite marche de … 5 minutes !! Nous devons rester sur une petite passerelle en bois car les racines de ces arbres sont très fragiles, et il serait dommage de les âbimer. Surtout que ce sont des arbres que l'homme a failli supprimer de la terre. Nous arrivons face à un panneau, nous le lisons, et en nous tournant, pouahhhh, le choc !! Nous ne l'avions pas vu, mais il est juste là, à côté de nous !! Un mastodonte. Le père de toute vie sur cette terre pour les maoris, un géant de la nature, nous n'arrivons pas à en voir la cime. Cet arbre est splendide. Et il a des centaines d'années derrière lui. Nous prenons un peu de recul comme nous pouvons, et on cherche des solutions pour le faire tenir dans la boîte. En panorama ça ne marche pas, puisqu'il à la tête dans les nuages et ça fait un contrejour !! On fait comme on peut, mais impossible de photographier son .imposance. De là, nous repartons, en direction d'une courte marche non loin de là, la marche des 4 sœurs.

 

Kauri le plus vieux du pays Il y a un chapeau en bas de la photo  

 

Nous reprenons le camion pour parcourir 2 petits kilomètres infaisables à pied. Nous arrivons alors sur un parking en pleine forêt, où un panneau nous indique que nous devons payer 2$ par véhicule, pour la présence d'un garde, car il y a eu des vols répétitifs ici. Ok, mais c'est étrange, nous sommes en pleine journée, et il y a toujours du monde sur ce parking... On a du mal à imaginer le truc... On trouve ça un peu louche aussi car le mec est dans un vieux van tout pourri et il ne ressemble ni à un flic, ni à un ranger. Carole part lui demander si c'est obligatoire ou non. Ce à quoi il répond sans la regarder que grosso modo on fait comme on veut. Mais elle demande si c'est une obligation légale. Sa réponse ne fut pas très clair. Parlez avec 25 chewings gums dans la bouche et ça vous donnera une idée... Du coup, on part sans payer, en nous disant que ce n'est pas ce type qui va pouvoir nous mettre des prunes, il n'y a pas de panneau de stationnement hormis des petits panneaux de posés sur son véhicule.

Avant de partir à la découverte des quatre sœurs nous devons laver nos chaussures. Il y a des brosses au sol et du produit à passer sur nos semelles. Nous prenons enfin le sentier, Carole ne sait pas quoi penser du gars sur le parking et hésite à demander aux autres touristes. Gwéna lui fait une raison et nous marchons pour atteindre le lieu que nous venions voir. Nous comprenons tout de suite le nom de ces arbres. C'est un arbre qui se sépare en quatre troncs bien différents, ils sont plus ou moins gros mais c'est assez étrange. Nous faisons le tour sans pouvoir prendre trop de photos, toujours trop gros...

 

Les quatre sœur... Petit détail 

 

Nous retournons au parking voir si nous nous sommes pas fait braquer le van, Carole se tâte à aller payer le gars. Elle pense qu'il a noté notre plaque... Pour en avoir le cœur net, elle part voir une dame qui était en train de discuter avec le fameux garde. Cette dame lui explique que c'est obligatoire. Ok, bon ,nous allons payer. En allant payer, Carole demande quelques infos au gars. Il est là, envoyé par la police, pour aligner les touristes en gros. Et s'ils ne payent pas, il peut en faire rapport à la police qui se chargera d'envoyer des amendes certainement... L'arnaque pur et dure !! Mais il dit que ça n'arrive jamais.

Nous reprenons la route à allure modérée, notre jauge joue encore avec nos nerfs. On ne sait pas si on aura assez d'essence pour aller dans la prochaine grosse ville, mais avant cela, nous aimerions bien voir les Kai Iwi Lakes.... Nous trouvons une petite pompe dans un petit village. Cher... Mais tant pis, on va mettre que 15L. Gwéna descend et la dame vient le voir en demandant ce qu'il veut comme essence. Il ne comprend pas, alors il ne répond pas. Elle demande alors combien nous voulons. Toujours rien de la part de Gwéna, Carole descend donc du van pour parler avec la dame !! C'est officiel, c'est mort, Gwéna n'osera jamais parler avec un anglais... Qu'en sera-t-il de l'espagnol ? Il répond que ce sera pire... Super !! Du coup, 15L dans le réservoir, le montant réglé et la direction demandé, nous voici enfin sur la route des lacs, sans craindre la panne sèche. Nous roulons quelques kilomètres, nous entrons dans un parc, et c'est alors que nous découvrons un lac bleu turquoise avec du sable hyper blanc, entouré de collines vertes dégradées... C'est somptueux. On longe et Gwéna en oublierait presque de regarder la route... Nous avons donc trouvé notre endroit parfait pour pique niquer ce midi.

Nous nous installons face à ce lac, il y a juste une famille à côté de nous, dont le fils nous fait bien rire. Il doit avoir dans nos ages, mais il doit être hyper actif. Il sort son ballon de rugby, il joue deux minutes et revient avec un planche de bodyboard... Dans un lac ? Il repart aussitôt et revient avec une rame, puis sort un canoë. Il va dans l'eau 5 minutes et revient. Puis direction la balançoire puis il retourne dans l'eau puis revient.... Il nous donne le tournis !!

Nous mangeons tranquillement notre super repas, riz, thon au naturel, sel et poivre, un peu sec mais ça passe bien. Puis Carole établit l'itinéraire de demain pendant que Gwéna part mettre les pieds dans l'eau pour savoir s'il se baigne ou pas. Verdict, elle est assez froide. Il prend quelques photos sous l'eau avec la GoPro. Puis nous repartons pour la suite de notre journée. Nous faisons une petite pose au dessus du lac pour que Carole puisse prendre des photos, comme par hasard le soleil ne veut pas revenir et nous devons attendre pour avoir les vraies couleurs de ce magnifique endroit. Ca e sera pas concluant...

 

Transparence du lac Et Carole qui attend le soleil Notre lieu de pique nique

 

Direction Dargaville, la grande ville du coin pour mettre de l'essence et faire quelques courses. Sur la route Carole ne se sent pas très bien, elle est nauséeuse (ça faisait longtemps...), avec les routes aussi déformées. Nous nous arrêtons tout d'abord au supermarché, nous ne trouvons pas grand chose et ressortons simplement avec des knackis. Puis direction la station essence et enfin les toilettes publiques, Carole se sent toujours bizarre. Elle en revient plus en forme...

Nous faisons un petit tour au ''mille stock'' local pour voir si nous trouvons des super promos alimentaires, mais rien. Puis direction le distributeur avant de quitter la ville. Il nous reste 80 kilomètres pour rejoindre le camp de ce soir. En route, Carole lit une brochure qui nous indique qu'il y a une cascade dans le coin. Nous faisons un crochet par ''Piroa falls''. Nous faisons une bonne partie en route gravillonneuse. Nous devons ensuite descendre un petit chemin de terre pour la rejoindre. Gwéna n'est pas très enthousiaste vue la saison, il a peur de ne pas voir grand chose. Ca fait bien longtemps qu'il n'a pas plus ici. Nousy allons tout de même. Nous descendons une grande série de marches, et nous entendons l'eau couler. C'est bon signe. Une fois arrivés en bas, elle joue les timides et se cache un peu plus loin. Quand nous avons alors parcouru le chemin, le spectacle est à la hauteur de ce que pensait Carole et ne déplaît pas à Gwéna. Nous avons sous les yeux une cascade qui tombe dans de petits bassins qui forment des piscines. L'eau est encore hyper transparente et nous sommes u milieu d'une forêt un peu équatoriale. Palmiers et tout autre genre d'arbres nous donneraient le tournis de part leur hauteur. D'ailleurs, il y en a un qui nous fait bien rire, il est en angle droit... Comment un arbre peut-il pousser comme ça ? L'ensemble est presque parfait, manque juste la chaleur de l'eau. Il se fait tard, nous reprenons la route.

 

Etrange cet arbre Petite cascade... cascade 

 

Nous sommes toujours dans ces gorges que nous ne discernons pas tellement il y a d'arbres, mais la route nous le rappelle. Toujours en graviers, pas large et très sinueuse. On s'estime heureux, car nous sommes les premiers d'une file de 4 voitures. L'avantage, c'est qu'on ne se prend pas la poussière des autres. Nous retombons enfin sur nos pattes, et il nous reste désormais à peine 20 kilomètres à parcourir avant le camping. C'est encore un truc payant, mais normalement à 8 ou 10$ par personne. Ca va, ça reste dans notre moyenne. Nous arrivons alors sur un truc qui est au bord de la rote et qui est tenu par un garde, avec des barrières. Carole descend pour s'acquitter de son dû et surprise, nous payons 22$ pour la nuit. Bon, pas le choix. Et avec ça, on a le droit à quoi ? Des douches froides, des toilettes sèches et de l'eau potable... Super, et en plus, il n'y a pas de vue sur la mer qui est à moins de 100m... Super !! Les joies du camping néo-zélandais. Là, c'est un peu abusé. Nous avons fait des campings gratuits mieux que ça... Ceci dit, nous trouvons notre emplacement. C'est simple, c'est comme un grand champ, et tu choisis où tu veux te mettre, puis, nous commençons notre ''travail''. Carole s'attelle à faire l'itinéraire, car les jours passent vite et ce n'est pas évident de trouver des campings pas trop chers ou gratuits sur la route. La preuve en est, demain, 300kms au moins nous attendent pour cette simple et unique raison. Pendant ce temps, Gwéna prépare le repas.

Nous passons à table, reste de riz thon et pâtes à la knacki, avec yaourt suspect ( il ne doit plus être très bon, tant pis... on verra si nous sommes malades demain).

Carole retourne alors à son boulot pendant que Gwéna tape les articles. Tâche difficile quand il y en a une qui parle toute seule et ne s'en rend même pas compte.... C'est fou cette aptitude à penser tout haut et croire que personne ne l'entend !! Il avance petit à petit dans la rédaction de l'article et Carole avance elle aussi. Ensuite nous faisons les comptes, nous vidons les photos, Carole continue un peu l'article... Il se fait tard, on est crevés, nous faisons le lit et dodo !! Demain, grosse journée...


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