Divjake et son lagon, et les vestiges d\'Appolonia (Fier)

15/08/2018 - Pays : Albanie - Imprimer ce message

Réveil dès 8h aujourd’hui encore, et déjà le premier problème… Trouver 2 tasses avec de l’eau chaude sans croiser le gérant. Dès le matin, autant de paroles, c’est difficile pour nous. Carole fait un premier tour au rez de chaussée. Il y a plein de femmes en train de cuisiner, mais elle ne sait pas si elle peut prendre de la vaisselle et n’ose pas de mander. Ce sont de vieilles dames. Elle remonte donc pour que nous descendions à 2. Et là… le gérant. Il nous dit de le suivre au troisième étage pour récupérer une bouilloire et 2 tasses. Il en profite pour nous montrer le toit terrasse et sa vue magnifique. Dommage qu’il ne s’arrête jamais de parler, car au petit matin, là haut, au soleil, on était vraiment bien. On repassera pour la méditation… Il parle de ses projets et quand on essaye de rebondir et de parler, il nous coupe la parole et part sur un autre sujet. Il est intéressant mais parle tout seul et nous explique des choses que nous n’irons pas voir, dommage. Au bout de 20 bonnes minutes (dur dur au petit matin), nous passons enfin à table, au calme.

Sac bouclé, nous prenons donc la route vers Divjake. Nous ne restons pas à Golem car ce n’est absolument pas joli, c’est sale et très pollué et ce n’est qu’une simple station balnéaire sans intérêt particulier. Nous trouvons la route aisément. A Divjake, nous cherchons à retirer de l’argent. 3 banques, 3 refus. Et crotte. Le vigile de la Société Générale (oui, cette banque existe aussi en Albanie) sort et nous demande de recommencer. Convaincus que ça ne fonctionnera pas, nous mettons notre carte qui nous occurerait des frais si toutefois, le retrait se confirmait. On fait tout pareil en ne tapant que sur 20000 Leks et… ça fonctionne !!! Bon, et bien 10 bons €uros de frais dans les dents, mais, on a de l’argent (une fois rentré en France nous nous sommes fait remboursé ses frais ,qui se sont avérés un peu moins élevés que prévus, suite à une erreur de la Caisse d’Epargne qui avait mal communiqué notre pays de destination).

Nous continuons notre route, direction la « plazh ». Arrivé au bout de la route, il faut emprunter un chemin de sable en voiture. Il y a un gars qui tient un espèce de péage. La voiture devant nous le paie, nous avançons et demandons si c’est bien la route du lagon. Le gars nous indique la route et nous laisse passer sans payer, étrange… Nous arrivons alors dans un désert de sable où se croisent quelques voitures. Face à nous des plages à perte de vue, remplies de transats payants et bordées d’un parking sur toute la longueur. Nous choisissons d’aller le plus loin possible pour nous garer. Nous craignons l’ensablement de la Focus mais tout se passe bien. Nous laissons tout dans la voiture, casque de snorkelling en main, nous traversons le sable brûlant, déposons nos tongs et nageons en voyant nos pieds… WOUHOOOU !!! Bon, ce n’est pas vraiment le lagon. Celui-ci devait être plus loin mais sans aucune indication et sur des routins et du sable, nous n’avons pas trouvé ; et pas cherché jusqu’à l’épuisement non plus. On est en vacances après tout. Nous faisons quelques longueurs chacun à la recherche de poissons mais l’eau n’est pas suffisamment clair avec le remou du sable. Nous reprenons ensuite la route car la bronzette, ce n’est pas notre dada.

Nouvelle direction, Fier et surtout, le site d’Appolonia, découvert par un français et financé par notre pays dans les années 30. La température avoisine les 36°C et nous n’avons pas mangé, et presque plus d’eau. Il y a un seul resto sur le site, donc c’est parti. Bingo, il y a la clim’ !!! Une bonne grosse salade avec du mouton grillé dedans, de l’eau et en route pour la visite. Nous commençons par le monastère et c’est vraiment à faire. Nous ne sommes pas déçus. Nous poursuivons avec le tour des vestiges de ce site. A noter que ça a la côte auprès des mariés. Pas moins de 4 séances photos autour de nous. Le seul bémol, comme dans tous le pays, rien n’est indiqué. Nous suivons donc tout un sentier pour nous retrouver… dehors !! Il y a donc certainement des malins qui prennent ce chemin pour éviter de payer l’entrée. Il fait vraiment très chaud, alors au lieu de rentrer à nouveau, nous abandonnons et reprenons la route.

Nous filons à présent vers Vlora pour y passer la nuit. La route se passe tranquillement et longeons le remblais facilement. Puis vient le moment de prendre une route à double sens dans Vlora. La voie en sens inverse de la notre est toute bouchonnée. Et que fait un Albanais qui veut gagner du temps quand il est dans les bouchons ? Il roule en sens inverse sur l’autre voie jusqu’à se retrouver en face à face et tenter de se réintroduire dans sa file, parmi des gens qui ne veulent pas le laisser passer. Mais si seulement il était seul… non, c’est une file de 2 puis 3, 4, 5 voitures et ainsi de suite qui se retrouve face à nous… Ils détestent attendre en voiture et ça se traduit bien souvent par du grand n’importe quoi. Et quand enfin nous arrivons au bout de la rue, nous voyons un policier faire la circulation qui nous engueulent car on aurait du savoir qu’à cette heure ci, il ne fallait pas prendre la rue dans ce sens… Mais bien sur, et on marche sur la tête en Albanie aussi. Ceci dit, la rue que nous devons prendre par justement de celle toute bouchonnée, mais nous ne la trouvons pas, il n’y a pas de panneau… Nous voilà à reprendre 4 fois de suite ce bouchon infernal !! Finalement, à force de regarder une photo sur booking, nous rentrons dans un semblant de chemin et nous engouffrons entre de petites maisons. Nous commençons à perdre patience et l’atmosphère se tend. Nous tournons et virons. Obligés de faire demi tour dans des endroits étroits et improbables… Nous descendons de voiture et un monsieur finit par sortir de chez lui quand il voit que nous cherchons quelque chose. Au nom de la guesthouse, il nous dit que c’est la maison en contre bas, où, bien sur… il n’y a pas de numéro. Nous rentrons et la propriétaire vient à nous. Comme nous n’avons pas répondu à ses messages (car nous n’avons pas internet), elle a décidé de louer notre chambre à quelqu’un d’autre. Mais dans notre malheur, on gagne toujours. Elle nous surclasse à l’étage dans une grande chambre privée avec une vue de « bâtard » sur la mer. Thank you Madame. On dépote les affaires et on file trouver à manger en ville. Un orage commence à éclater et les éclairs sont MAGNIFIQUES une fois au bas de la rue, où soit dit en passant, il y a eu un accident, tient donc ! Et ce juste où le policier faisait la circulation. Pour faire simple, au lieu de réprimander ceux qui prenaient la voie en contre sens, ils interdisaient aux autres de prendre la rue. Bien plus simple… Et pour les constats, bon courage !! Nous trouvons juste à côté, une petite boutique de Byrek (burek), met traditionnel. C’est un genre de chausson. Nous le choisissons au fromage, plus une pizza et une bouteille d’eau. Et nous nous installons les pieds dans le vide, face à la mer et aux éclairs, sur le remblais. PAR-FAIT !! On profite, c’est tellement beau. Et avec la tension de la fin de journée dans la voiture, ça fait du bien. Nous essayons en vain de prendre les éclairs en photo ; trop difficile pour nous. Puis nous rentrons, faisons l’itinéraire du lendemain : Orikum, Karaburun Kazan, Llogara, Palasé, Dhermi, Gjipe et Himare. Gros programme.

Une douche et bonne nuit !!



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