Journée faite de demi-tours et de surprises !

16/08/2018 - Pays : Albanie - Imprimer ce message

Le réveil est bien matinal aujourd’hui, il est tout juste 7h. La matinée commence par un petit tour en ville pour trouver un petit café, et il y en a un à deux pas de chez nous. Nous commandons 2 cafés à emporter puis nous rentrons. Pour info, le café ici, c’est une dose de café bien pleine dans la machine pour en sortir un demi expresso qui arrache. Par contre, le sucre est fourni avec, en quantité industrielle. Café avalé, petite toilette chacun notre tour, le temps que l’autre écrive quelques lignes de texte. Puis c’est parti !! Il n’est pas tard alors profitons-en.

Sur la route nous trouvons une office de tourisme, la première du pays. Nous nous y arrêtons alors pour obtenir quelques infos sur le parc de Karaburun-Sazan. La fille nous explique qu’il y a des bateaux qui peuvent nous déposer là bas, sur l’île de Sazan ou sur la péninsule de Karaburun, à la journée, et qu’ils partent bientôt.Elle ne nous parle que d’excursions payantes avec un départ dans les hôtels avoisinants, rien d’autres. Nous décidons d’aller voir par nous même car nous ne voulons pas passer la journée là bas. Nous regrimpons en voiture et arrivons à avancer pas mal, jusqu’à se retrouver bloqués à une base militaire. Nous ne pourrons aller plus loin, ou alors en bateau. Compte tenu du flot de touristes (tel Saint Jean de Monts au 15 Aout), nous décidons de profiter de la plage qui s’offre à nous à cette base militaire et où, à notre grande surprise, aucun transat payant n’a été planté là !!! Enfin, sur la côte, nous découvrons 5m de plage libre. Nous sortons les maillots de bain et le masque de snorkelling. La plage descend progressivement et ce ne sont pas encore de gros cailloux sur ce niveau de la côte. L’eau est bonne et transparente, et nous voyons enfin nos tous premiers poissons. Ils sont tout blancs. Halte finie, nous reprenons la route, frustrés de ne pas accéder à cette réserve. Chose positive, c’est qu’elle est bien protégée. Chose négative, nous observons les flots de touristes partir vers le parc ou visiblement des hôtels seraient construits, et s’ils se comportent comme sur la côte albanaise touristique, nos petits cœurs se brisent. Les rues sont pleines de déchets et les fonds marins ne sont pas nécessairement respectés. Pour faire face à cette frustration, nous décidons de prendre des sentiers pour trouver un autre chemin, qui nous rapprocherait du parc et où peut-être, nous pourrions faire un départ de randonnée. En vain. Nous ne verrons donc pas les plages de Karaburun.

Prochaine étape, Llogara et son parc national. Nous voyons que les hauteurs sont dans les nuages mais nous savons que les plus belles vues du pays se situent sur ce site, en montagne et dans les forêts (de ce que nous avons pu lire). Nous sommes loin d’imaginer ce qui nous attend. Il y avait du soleil et de la fraîcheur en bas, mais tout va se gâter. Des routes très sinueuses, beaucoup de pluie et une purée de pois. Tout ceci avec des albanais qui n’aiment visiblement pas la pluie. Des cailloux tombent des falaises, la pluie ruisselle en abondance sur la route et nous roulons presque à l’arrêt avec les voitures albanaises en warning. Franchement, nous nous amusons presque de la détresse de certains conducteurs qui d’habitude roulent comme des ânes. Vu les conditions atroces, c’est donc foutu pour nous pour le plus beau panorama d’Albanie. Et attendre en haut ne servirait pas à grand-chose, les conditions météo sont vraiment horribles et le brouillard ne s’atténue absolument pas avec le temps. Carole qui rêvait d’apercevoir des animaux sauvages… Nous amorçons donc la descente en slalomant entre les caillux qui tombent des falaises. Nous regagnons espoir, le ciel s’éclaircit à mesure que nous descendons.

Nous approchons de Palase et sa plage paradisiaque. Les guides et autres blogs nous vantent cette plage encore sauvage. A force de descendre nous l’apercevons entre les lacets et l’eau est d’un bleu clair impressionnant !! Un panneau « Plazh » et nous bifurquons à droite. 2 virages plus loin, un accident a eu lieu juste avant notre arrivée. Un gars a décidé de doubler dans un virage en épingle. Pas de blessés mais de sacrés dégâts. Nous arrivons finalement à la plage et Ô désespoir !!!! Un vrai chantier !! Un promoteur est en train de construire un gros complexe. La terre rouge se déverse dans la mer et le paradis devient désastre. Cette plage paradisiaque n’est donc plus et comme tout le reste de la côte, elle devient bétonnée. On sent qu’on passe une bonne journée jusque là…

Demi tour direction Dhermi. Nous sommes sensés y trouver de belles plages et de belles criques. Nous entrons dans la ville et trouvons assez facilement à nous garer. Il pleut donc il n’y a personne, c’est pour ça. Ou plutôt il a plu, donc ils ne sortent plus. Sinon, je n’ose imaginer la galère. Bon, nous nous faisons vite une raison. Encore une fois, tout a été privatisé… Il faut passer par un bar, café ou restaurant pour acheter son transat. Ce ne doit certainement pas être cher, mais nous qui détestons rester à ne rien faire sur une plage et souhaitons simplement nous baigner 15 minutes pour repartir sur une autre plage, c’est chiant. Auun espace pour « juste » se baigner, nous repartons.

Sur la route, avant Vuno, une pancarte indique un monastère. A défaut d’avoir pu faire tout le reste, pourquoi pas. Nous prenons une route sur la gauche, Eglise de St quelque chose. On s’engouffre sur une route bitumée qui devient vite terre et arrivons sur… une usine !! Bon demi tour (encore). Nous retrouvons la route principale et rebroussons chemin. A gauche, nous allons alors vers le Monastère indiqué, Saint Théodore. Nous descendons une route à une seule voie où les voitures doivent se gare sur des emplacements aléatoires quand elles croisent quelqu’un. Pas toujours simple avec les albanais. Ceux qui ont des 4x4 décident de ne pas reculer et passer sur le « petit » trottoir. Serrage de fesses garantis. Et ceux qui n’ont pas le courage de reculer s’énerve dans leur voiture et on se retrouve à reculer pendant 300m alors qu’il avait lui une place à 30m derrière lui… Nous comprenons alors qu’à notre gauche, c’est le Canyon de Gjipe. Magnifique !!! Et normalement, plus bas, il y a une belle plage. Selon le guide toujours, nous devons passer par le Monastère pour l’atteindre. Nous partons donc en direction du dit Monastère. En nous disant qu’en plus, on va voir un beau bâtiment. Une fois là bas… Rien !!! Une bâtisse en pierres entièrement close (on a pourtant fait tout le tour) et presque en ruine. Plus qu’à trouver cette fameuse plage. Et il n’y a rien d’indiqué. Des chemins dans tous les sens !! Après 15 minutes de descente, nous voyons bien que ce n’est pas la bonne direction. Nous retournons donc au parking où nous demandons à un couple de touristes où est cette fameuse plage. Ils nous indiquent alors un chemin au fond du parking, et il n’y a absolument pas besoin de monter au Monastère. Une petite demi heure de marche à surplomber la mer sur un chemin à flan de falaise et nous voici ENFIN au paradis !!! Une petite plage qui termine le Canyon !! Mais toujours avec des transats ahah. Bah oui, jusqu’au bout du bout !! Mais après cet effort dans un cadre sublime et sous une chaleur plombante, nous ne sommes pas les seuls à poser notre serviette et nous jeter à l’eau. La descente dans l’eau est assez abrupte et les galets font bobos aux petous. Mais qu’est ce qu’on est bien !! Gwena ne quitte plus son masque de plongée. Même si on ne voit pas de poisson car les vacances sont trop grosses, on peut respirer sous l’eau et rien que ça, c’est génial. Nous y retournons plusieurs fois, cherchons de jolis galets sur la plage et c’est reparti pour la montée. Gwena parie sur 30 minutes de marche. Bingo ! Bon, avec un bon pas. Et les vues sur la mer Ionienne sont splendides.

Arrivés au parking, un gars a barré la route par où nous sommes garés. Il fait payer le parking et doit le « surveiller » mais il n’était pas là quand nous sommes arrivés. Et encore une fois, nous ne paierons pas. Il nous laisse déplacer sa barrière et repartir sans rien dire.

Direction Himare, destination pour la nuit. Nous passons par LE feu tricolore de Vuno et arrivons à Himare. Défi du soir, trouver le camping Pine Side. Google Maps ne connaissant pas bien l’Albanie, ce n’est jamais simple. Première route, échec. Deuxième route, échec. Et Carole ne retrouve pas ses captures d’écran pour nous orienter. Nous nous garons et cherchons. Enfin, les photos sont retrouvées. On retourne sur nos pas et on s’enfonce dans la forêt… Echec, nous arrivons dans un complexe hôtelier. Puis, nous essayons en longeant le stade de foot et… Bingo !! Nous trouvons ! Location de tente avec matelas certes rudimentaire, mais plage privée avec ponton , vue incroyable et snorkeling au réveil. Par contre, il pleut toujours, mais il ne fait pas froid. Direction le centre à pied (10 minutes) pour manger. Suvlaqe au poulet et shishkepab au poulet. Ca ressemble au kebab mais c’est tellement bon !! On passe ensuite acheter de quoi manger demain matin dans une supérette et en route. Une douche et au lit avec une vue imprenable !!!! Bonne nuit, à demain !!



Etapes :
Himarë
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