Laoshan, montagne chinoise

02/12/2013 - Pays : Chine - Imprimer ce message

Réveil 5h ce matin, pas la peine de vous faire un dessin, ça pique trop. Nous nous rendormons, Carole se réveille à 5h20, il est grand temps, café, brioche, toilette et en route, avec 10 minutes de retard. Il fait nuit noire dehors, mais il y a déjà du monde à se promener, faire de la gym, installer les étales de marchés... C'est marrant. Bon nous nous avons 30 minutes de marche jusqu'à la gare, mais nous ne savons pas exactement où prendre le bus pour Laoshan. La fille de l'auberge nous a dit 'bus 304 à la gare''. Gwéna avant de partir à chercher un peu sur internet et est tombé sur un blog. Sur cet article il était inscrit ''si vous êtes paumés, montrez cette phrase à un passant'' avec des caractères chinois. Donc Gwéna avais fait une capture d'écran pour en avoir une copie sur son téléphone.

Arrivés à la gare, pas un seul bus, nulle part. Carole part devant Gwéna trouve un flic et lui sort la phrase magique. Et là commence un super mime de la part de l'agent. Bon je vous le décris et je vous en donne la traduction après. Chapeau pointu, vers là bas, main vers la droite, et meunier tu dors ton moulin ton moulin va trop vite, tu sautes par dessus une échelle... Donc traduction ''tu vois l'église là bas, et bien après tu prends à droite et c'est la rue d'après''. Pas vraiment évident. Nous contournons la gare et nous retrouvons bloqués par des barrières, l'heure tourne, on nous a dit que le départ était à 6h30, et il est 6h26. On accélèrent le pas, car au loin nous voyons un parking de bus. Arrivés devant, nous ne pouvons pas entrer par ce côté, nous faisons le tour et commençons à nous faire accoster par des taxis. Puis un jeune homme arrive (taxi certainement), Gwéna lui montre la phrase de son téléphone, le gars nous fait signe de le suivre, bon il va sûrement nous emmener à sa voiture. Et bien même pas, il nous fait ressortir par l'arrière du bâtiment et nous fait signe que c'est la rue encore derrière, celle en bordure de mer. Ah ok c'était çà le mime du flic, l'échelle c'était l'immeuble... Bon nous arrivons dans la rue, Carole repère un arrêt de bus nous y fonçons, pas de bol pas de numéro 304... Ah si de l'autre côté, cool, on y est. Nous nous apercevons que c'est une ligne de bus comme les autres, avec des passages réguliers, bonne nouvelle. A peine le temps de souffler le bus est devant nous. La dame nous demande où nous allons, car suivant la destination le prix change, nous sommes au dernier arrêt donc c'est 8 yuans pour deux personnes (soit moins d'un euro). Et c'est parti pour 1h15 de bus, le chauffeur ne se donne même pas là peine de s'arrêter, il passe devant les arrêts, ouvrent les portes et les referment, à cette heure là, il n'y a pas grand monde dans cette direction. Nous arrivons au bout, la contrôleuse nous fait signe de descendre et de prendre un autre bus. Et du coup c'est une compagnie privée, donc bien chère. La fille nous voit arriver, ça fera 100 yuans par personne... pfff !! Nous hésitons, mais nous sommes sur place et puis on a pas vraiment d'autres choix, nous recevons deux tickets, avec prise d'empreintes digitales avant de monter dans le bus...

On patiente un peu et on voit tous les chinois monter dans le bus équipés comme de vrais trekkeurs... On réalise donc qu'on va bien en chier... Le bus part, et nous roulons une petite demi-heure. Là le bus nous dépose dans un genre de petit village. Par contre, on a pas de plan. L'office n'est pas ouvert (trop tôt) et bien sûr, c'est pas les chinois qui avec leur logique imparable, vont distribuer des cartes aux touristes... On voit un panneau d'affichage. Avec notre petite expérience en la matière, on devrait plutôt bien s'en sortir. Bien sûr, la carte n'est pas dans le bon sens, et sur il y a 3 chemins qui s'offrent à nous sur la carte. Seul problème, face à nous, on en à 5... Lequel correspond à quoi ? Il y a tellement peu de détails qu'on en sait rien. On part donc tranquillement dans une direction, en espérant que ce soit la bonne. C'est quand même l’ascension d'une montagne, alors quand tu commences, tu n'as pas trop envie de faire demi-tour pour changer de chemin... Lors de notre montée, on traverse le village, on passe à côté d'un temple, et on découvre pleins de jolis jardin aménagés à la chinoise. Bon, ce n'est pas la bonne saison, les plantes sont toutes grillées, et les arbres sont protégés du froid, mais ça nous donne tout de même un joli spectacle. On continue notre chemin, et en haut, nous arrivons à un croisement de route, avec un genre de péage pour le parc naturel, et une nouvelle carte informative, cette fois-ci avec des images... Plus simple direz-vous... Et bien non, car on n'y comprend rien aux chinois nous... Heureusement, Gwéna a mis son gps en marche, ce qui nous a permis de nous repérer un peu plus... On repère un genre de lac, on décide de demander à un passant comment y aller. Chose faite, celui-ci nous à indiqué la route. On s'exécute en espérant rejoindre un chemin. Parce que 12€ par personne pour marcher sur une route, on a un peu les boules... Là, on se rend compte qu'il nous a envoyé vers le téléphérique qui peut nous amener tout en haut. Sauf que nus, on veut marcher... Et puis le temps est voilé aujourd'hui, donc dans le téléphérique, on verra rien.

 

Laoshan, brumeuse !! L'une des entrées du parc, en haut de notre première montée 

 

Devant ce dernier, il y a un nouveau plan. On regarde et on se décide à redescendre toute la route (oui, toute celle que le bus à fait pour nous amener jusque là), et de remonter par les chemins pour voir une cascade, un temple et une grotte. La route longe la mer, donc on ne se plaint pas, on a quand même une vue plutôt agréable. C'est qu'on s'habituerait presque à voir des trucs de fous... Là, on arrive dans le village qui nous intéresse pour remonter la montagne.

 

Laoshan, en bas de la montagne Laoshan sur la route La mer jaune 

 

Il est 9h30, il y a juste un petit magasin mais on en profite pour acheter un paquet de chips et un paquet de gâteaux pour la montée. On commence. Les marches sont régulières, ça nous change de la Muraille. En montant, on nous demande nos empreintes de doigts, pour accéder au Parc. On suit des chinoises qui passent leur temps à se prendre en photos dans les marches. A ce rythme là, elles ne vont pas aller bien loin. Là, nous arrivons au niveau d'un barrage. Déjà, la vue devient beaucoup plus agréable, et on sait pourquoi on grimpe. Un peu plus loin, on découvre la cascade Longtan. Bon, petite déception, elle est toute petite... Ca ne doit pas être la bonne saison. Par contre devant, il y a un pont recouvert de ruban rouge... Bon tout de suite, avec la cascade derrière, ça a son charme !! Gwéna qui lui, s'attendait a bien plus impressionnant, est un peu déçu, mais au moins, c'est mieux que la route.

 

Pont de la cascade Barrage de Laoshan Cascade de Laoshan 

 

On continue le chemin, et on monte jusqu'au temple Shangqing. Arrivés en face, ils ont malins ces chinois, tout est payant à l'intérieur. Déjà qu'on a payé une blinde, on ne rentre pas dedans et on le contourne. De toute façon, c'était un petit temple et on en a vu des bien mieux.

 

A côté du Monastère, de belles découvertes... 

 

On fait le tour et on voit tout de même des bâtiments et des paysages a couper le souffle. Le parc naturel prend alors tout son sens. On grimpe, on grimpe, on grimpe, et on se découvre, parce qu'on est en plein soleil, et on n'est plus vraiment habitués à avoir chaud nous... Et puis, c'est que ça grimpe cette affaire. Carole buffle un eu tout de même...

 

Jolie vue qui ne rend rien sur la photo... avec nos petites marches Laoshan Laoshan 

 

Après presque 3 heures d’ascension et Gwéna qui commence tout de même à buffler aussi, on arrive enfin à la grotte de Mingxia. C'est alors que oui, c'est encore payant, et nous redescendons donc tout ce que nous venons de monter juste pour cette grotte... Avec tout de même, la fierté d'être montés jusqu'au sommet et d'avoir manger notre paquet de chips tout en haut. On prend le chemin de la descente, et on sait qu'on va enfin souffler. En descendant, les marches deviennent de pire en pire. On croise de temps à autre quelques commerçants qui tentent de nous alpaguer, en vain, et puis, on voit aussi des petits minous chats, à qui Carole fait quelques câlins au passage.

 

Quelques marches en descente, avant l'état chaotique du chemin... Vue des montagnes rocheuses de Laoshan

 

Là, nous arrivons au niveau du téléphérique, à l'arrivée bien sûr, pas au départ.Si on file tout le temps, on doit tomber sur la piscine de Jade. Celle-là, on l'attend avec impatience, parce que ça doit vraiment être chouette. Arrivés au croisement des chemins, il n'y a plus de pancartes. Mais grâce à un tout petit plan que Carole a dans la poche, on sait qu'il faut prendre à gauche, sinon, on retourne au temple que l'on a vu an montant. On descend donc sur notre gauche. Bizarrement, les marche sont de plus en plus chaotique. Comme si il y avait eu un glissement de terrain qui a tout emporté. Parfois, on marche presque dans le lit de la rivière. Et là, on se demande à quoi sert notre argent versé à l'entrée, car aucun entretien n'est réalisé C'est une vraie déchetterie, il y a des détritus absolument partout, et aucune arche n'a été restaurées... C'est pour ainsi dire laissé à l'abandon... Et soudain, on se retrouve en haut de jardins en étage, avec des réserves d'eau de source au beau milieu, des paysans qui travaillent, un paysage magnifique. Nos quelques heures de marche ont pris tout leur sens à ce moment précis. On savoure l'instant... On prend des photos et on sort la GoPro pour immortaliser tout ça.

 

Un bout de jardin chinois... Jardin en terrasse de Laoshan Réserve d'eau au dessus de la Mer jaune pour les jardins de Laoshan 

Jardins en terrasse de Laoshan 

 

Après quelques instants, c'est pas le tout, mais on doit reprendre la route, car il est 13h, et on ne sait pas trop où nous allons arriver. Sur la route, on croise des hommes qui portent de lourdes charges à l'ancienne, avec une barre sur les épaules et 2 espèces de récipients à chaque bout, rempli de terre, de légumes ou de tout autre chose. Quand on pense que ce sont des papys et qu'ils font ça tout les jours... On rejoint alors la route, et on voit encore de superbes choses... Surtout une grande pierre en forme de visage. Magnifique. Bon, on était sur la route donc on ne s'est pas attardé, ce sont un peu des chauffards ici. On remonte toute la route, pour finalement arriver au croisement ou nous étions ce matin. Là, on reprend le chemin que nous avions pris pour monter... Gwéna annonce alors à Carole que depuis que nous avons commencé à descendre, il compte les marches... Il en est rendu à 2000 !!! Ah oui quand même !! Sans compter les descentes, les montées et les marches toutes éboulées... On a encore fait un peu de sport aujourd'hui alors... En descendant, Carole finit de compter avec lui... Quand nous tombons nez à nez avec une porte fermée... On ne peut pas du tout passer, et on se dit qu'on doit remonter pour la contourner... Quand soudain, on voit un couple de chinois nous faire signe. Ils sont sur un petit pont au dessus d'un jardin aménagé, et ils nous disent de passer par là. On s'exécute pensant voir un escalier à l'autre bout... Et non, ils nous tendent les bras et nous aident à escalader le pont !! Ah bon, ok, c'est sur que c'est plus court comme ça... Nous voilà ainsi arriver à la fin de notre balade, et nous avons comptés 2460 marches en descente... Un petit court de Step en fait...

On trouve une navette, on monte dedans, et on attend qu'elle nous ramène en ville. La ville se fait clairement sentir, Carole s'endort déjà alors que le bus n'est pas parti. On restera tout de même près de 40 minutes à attendre que ce dernier se remplisse avant de partir. Là, ils nous amènent en bas de la vallée où nous devons rechanger de bus. C'est Gwéna qui a commencé à s'endormir à son tour, et qui doit émerger pour aller à l'arrêt de bus. On a pas vraiment besoin d'attendre longtemps, le bus 304 arrive rapidement. La contrôleuse nous demande où nous allons. Carole dit « shindao » un peu à la chinoise. Elle ne comprend pas et nous redemende en anglais. Carole répond « Qingdao » à l'occidentale... Elle ne comprend toujours pas... Carole se tente 2 ou 3 autres accents en vain... Mais purée, vous le dites comme ça vous pourtant !! Et ouais ça se voit que nous sommes des touristes qui retournons en ville non ? On finit par sortir nos billets aller pour se faire comprendre, et elle nous fait alors le bon tarif... On a fait marrer quelques mémés du bus, mais depuis que nous sommes arrivés en Chine, c'est comme si on se baladait avec un nez rouge. C'est fou ce qu'on peut les intriguer, juste parce qu'on est blanc.. Ils épient tous nos faits et gestes !! Alors quand on éternue, on fait notre laçet, ou rien que Carole se recoiffe, c'est l’apothéose. On pourrait presque nous jeter des cacahuètes, ça nous fait bien marrer... Bon sauf quand ils se collent à nous pour être au plus près de nous, ou bien que Gwéna se fait roter au nez... Là, ça devient désagréable... Mais c'est tout de même rare. Bref, le bus continue sa route, et on a pas loin de 2h de route pour le retour. On reste au taquet parce qu'on doit repérer notre arrêt. Finalement trop simple, le bus s'arrête devant la gare.

On descend et on décide d'en profiter pour acheter nos billets de train pour la prochaine ville, Xi'an. Il y a des bornes, donc on tente notre chance, surtout que la machine est en anglais. Pas de bol, il faut une carte d'identité avec un code barre, qu'on a pas bien sur... Tant pis, on prend le numéro du train, les tarifs, les horaires, tout, et on va au guichet, qui bien sur, est de l'autre côté de la gare. Là, une seule personne peut demander car il y a des genres de tourniquet qui nous empêche de passer à 2 au guichet. Pour ne pas que la personne derrière s'incruste dans la discussion.. Ils sont un peu impatients ces chinois parfois, mais c'est pas pire que les russes, alors ils ne nous dérangent pas. Carole tend son bout de papier, et la guichetière fait répéter 4 fois le nom de la ville à Carole... Ils le font exprès c'est pas possible... Ça doit les faire marrer !! Elle comprend sans peine ce que l'on veut, et elle nous édite nos billets en 2 temps 3 mouvements. Pendant que Carole s'occupait de ça, Gwéna était occupé avec un vendeur d'on ne sait trop quoi. Il l'a collé partout, jusqu'au moment où Gwéna lui a clairement dit Non, c'est bon !! On des pas des Américains !! Le monsieur a rigolé et s'est cassé... Bon... C'est cool.

Désormais, il nous reste à faire 2 ou 3 courses, comme d'hab. Gwéna achète une 60cl de bière à tout juste 0,50€, valable !! Et nous rentrons à la maison, il est 17h. Nous avons une petite demi heure de marche, avec pleins de marches bien évidemment. Pourquoi faire les choses à moitié ? Une fois à l'auberge, on demande une nuit de plus. Le gars hallucine et nous demande si on va faire ça tout le mois... Euh non, promis, le 4 on se casse !! On Skype Maman Florence et Maman Babeth, on mange, on tape l'article et il est grand temps de se laver et de se coucher.

Bonne journée à vous, nous on va ronfler !!




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Laoshan
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Par Julie
le 04/12/2013 à 04:22:09
Coucou,
Bon, bé a ce que je vois du coup laoshan c\'est fait. Vous vous démerdez pas mal, car comme tu le dis si bien ici, avec la logique des chinois, c\'est pas gagné pour ce faire comprendre. Nous pour info, c\'est notre pain quotidien !!! mdr! Bon en tout cas, nous avons été ravis de faire un petit bout (tout petit) de votre aventure. Bon courage pour la suite et bon séjour à Xi\'An. PS : vous n\'en aurez plus besoin, mais pour info Qingdao se prononce Tchiine-Dâw (oui je sais c\'est tordu le chinois.
Bye

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