Le jour du hasard !!

15/11/2013 - Pays : Mongolie - Imprimer ce message

Tout en douceur ce matin. On ne se presse pas, on mange tranquillement, on glandouille. Notre programme de la journée : visite du musée d'histoire nationale. C'est à 2 pas de l'auberge donc on est cool.

On ne s'est pas levés de bonne heure, donc le temps passe assez vite. Pour ce midi, on a des pâtes, de la bolo, mais il nous manque un dessert. Allez, on enfile rapidement veste et bonnet, et on descend juste en bas, au minimarket ! Ce sera donc bananes au chocolat. On trouve les bananes, on trouve le chocolat. On prend soin de bien lire les ingrédients pour être sur qu'il n'est pas coupé à l'eau. Ça à l'air bon, on paye, on attend à la caisse, car la caissière oublie de nous rendre notre monnaie. On récupère finalement notre dû et on rentre à la maison.

De retour, on apprend que la connexion internet ne marche pas, tant pis, on fera sans (mais on espère qu'elle sera revenue le soir car on a un rdv Skype avec Lilian et Maël). On commence à se faire à manger. On fait bouillir l'eau et on y met les spaghettis. On ouvre la conserve de bolognaise, et on a un peu peur car ça ne sent pas très bon, la pâté pour chat encore une fois. On garde espoir, et on mélange tout ça avec nos pâtes égouttées. On s'installe et on goûte. Ce goût de vomi qui envahit alors notre bouche nous fait dire que ce repas va être encore difficile. C'est bien ça, la bolo a goût de vomi... Brrr !! On en a des frissons. Il faut bien se nourrir donc on se force, en pensant au dessert qui nous attend. Gwéna fait cuire les bananes pendant que Carole fait fondre le chocolat. Bon, finalement, ce dernier était bourré d'eau car ça fait une vraie soupe. Même le chocolat ici n'est pas bon. Carole ne mange même plus de gâteaux et de chocolat ici tellement ça ne fait pas envie, c'est pour dire !!! C'est le moment de déguster, et même les bananes n'ont pas goût de bananes... C'est affolant. C'est alors qu'on se dit Vive la France !! Mais qu'est-ce qu'on mange bien à la maison.... Ça nous fait tout de même oublier le goût de vomi, et on à le ventre rempli.

C'est désormais parti pour faire un tour au musée, il est 15h. On se prépare et superposons les couches de vêtements, comme à notre habitude. Température annoncée, -12°C. Une fois dans la rue, ça pique vachement. Il fait vraiment froid aujourd'hui. On a pas long à faire donc ça devient une routine pour nous. On y est, on entre et on débâche. On va acheter nos billets, et on découvre alors que nous avons une dizaine de halls différents à visiter. Nous commençons par le rez de chaussée. Ça retrace l'histoire de la Mongolie avant Jésus-Christ. C'est de la folie de voir tout ce qu'ils ont pu retrouver sur ce territoire. Des os, des poteries, des bijoux, des outils, des couverts... pleins de trucs. On apprend aussi que la Mongolie a été Turc pendant pas mal de temps. On découvre pleins de choses en fait, et ce musée est super intéressant. On monte à l'étage, et il y a pleins d'autres pièces. On découvre aussi l'histoire mongole d'il y a une vingtaine d'années, avec leur révolution et leur grève de la faim afin d'obtenir plus d'humanité, et surtout un nouveau gouvernement. Avec une grande patience, ils y sont arrivés, et sont fiers de montrer le chemin parcourus. Une belle preuve que sans violence, on peut faire de belles choses. Là bas, on peut voir aussi les costumes traditionnels de chaque région. On a l'impression parfois de voir Princesse Leila de Star Wars. Ça va du plus simple au plus sophistiqué. Le plus simple étant celui de la région musulmane Kazakh. C'est vraiment jolie toutes ses couleurs. Il y a aussi des bijoux et ornements pour les mariages. C'est juste splendide.

Puis, au dernier étage, l'apothéose, on y voit des armures de guerrier en cuir lors de l'époque de Gengghis Kahn. Des cercueils avec encore le squelette à l'intérieur, une yourte gigantesque, des outils de chasse, d'agriculture, de cuisine... des instruments de musique, de chaman (religion encore importante ici), des reconstructions de monastères, et.... un tournage d'émission télé. Il y a trois halls en travaux, un hall de tournage télé. Mais aussi un groupe de Mongols irrespectueux. C'est une famille avec tous les adultes qui blatèrent comme des chameaux, l'un d'entre eux passe son temps au téléphone. Il gueule tout seul au milieu des halls. Et enfin clou du spectacle, deux gamins qui courent en hurlant à travers tout le musée. Nous nous retrouvons en même temps qu'eux dans la salle des costumes. Les gamins de cinq ans environ ont un jeu, c'est de passer entre nous et les vitrines, pourtant il y a peu d'espace. Tout à coup ils se décident à passer entre Carole et la vitrine. Carole ni une ni deux, elle fléchit les jambes, coincent les deux gamins qui se retrouvent la tête dans la vitrine... Mouahaha (rire satanique), bien fait, méchante la Carole... Nous redescendons les deux étages pour visiter une dernière salle. C'est une expo de photo sur un groupe d'archéologues. Nous prenons notre temps quand le vigile vient et nous demande quelque chose. Forcément nous ne comprenons rien, nous sortons de la salle et il éteint tout et referme derrière nous. Ce n'était peut être pas ouvert au public en fait. Tant pis, pour nous la visite fut gratuite... Un tour au pipi room pour Carole. Ici, à certains endroits, les canalisations sont tellement usées qu'il ne faut pas jeter le papier dans les toilettes... C'est la grande classe la poubelle qui déborde...

Nous voici de retour dehors. On doit aller faire 2 ou 3 courses, avec une idée en tête, se faire de la purée maison. Nous nous dirigeons vers le State Department Store, où nous sommes surs de trouver des légumes. On entre, et on se met à la recherche de nos patates. Un premier sac de 2kg... ça fait beaucoup quand même. On prend celui d'à côté qui est un peu plus petit et un peu moins cher. Le paquet était totalement opaque, et Carole a eu la lucidité de chercher s'il n'y avait bien que des patates dedans... Beau pressentiment, on se serait retrouvé avec des oignons et bien d'autres choses. Un peu plus loin, un troisième sac, nif !! 1 kg de patates, ça devrait faire l'affaire. Nous reste plus qu'à trouver la crème et le beurre. Nous ressortirons finalement du magasin avec uniquement les patates. Dans une grande surface de quasiment la taille de Leclerc à Montaigu, il n'y a ni crème, ni beurre... Ou juste 2 ou 3 pots de margarine qui traînent par là !!! On repart donc dans les minimarkets aux alentours à la recherche de nos victuailles. Nous savons où trouver de la crème, c'est parti. Par contre, toujours pas de beurre. Un deuxième magasin puis un troisième, on capitule, tant pis, on va chourer le beurre de l'auberge...

Nous rentrons à la maison, et personne n'est là. On va donc dans l'autre bâtiment pour que la patronne vienne nous ouvrir. Au chaud, on vérifie la connexion, toujours pas... La patronne revient pour nous annoncer que la câble internet est coupé à l'étage au dessus... Bon, ok, on décide alors de glander un peu avant d'aller manger au resto breton de UB.

Il est 19h30, allez zou, on file manger. C'est à environ 10 ou 15 minutes de marche. Une fois dehors, on est saisis, une nouvelle fois. Et il se met de nouveau à neiger. On prend la direction du resto. Arrivés sur la place, on se rend compte que s'est bondé. Nous n'avons rien réservé, mais il y a tout de même une table pour nous. Autour, ça ne parle que français ou anglais, aux 4 coins de la salle. Un homme vient nous parler dès que nous nous asseyons, c'est le patron, Yannick. On nous amène la carte... fournie la carte !! Au moins, on avait le choix. Et le notre s'est porté sur une galette complète avec une boisson en accompagnement. Il n'y a toujours pas d'eau sur les tables. En patientant, on nous amène de la quiche à grignoter, impec. Les galettes arrivent, et ça ressemble à de vraies galettes, on goûte et ça a presque le goût des vraies galettes. On est pas en Bretagne non plus, faut pas pousser. On les engloutit, et on commande un dessert, crêpe au nutella pour... Gwéna et crêpe beurre sucre pour Carole. Poauh c'est trop bon !! Et on a eu la bonne surprise de lire sur la carte une crêpe nommée Gwen Ah Du.... La classe !! Repas terminé, le patron vient discuter avec nous. Très sympa et accueillant. On discute de tout et de rien. Il nous explique que Laurent Fabius était là il y a 15 jours et Platini la semaine dernière (Et merde on a loupé Platini !!). Il nous montre également l'article d'un journal breton, et nous dit que TF1 était là il y a peu de temps. Il doit passer dans Reportage le samedi midi courant novembre. On apprend qu'ici, l'argent placé rapporte 17%, et qu'ils taxent uniquement les étrangers à hauteur de 10% sur les intérêts... tranquille, et qu'ici, à ton compte, tu a uniquement 10% de charges et basta... Valab' !! Quand vient le moment où il nous demande dans quel domaine on travaille. Gwéna répond la charcuterie, et aussi sec, il appelle un gars qui vient de s'installer en Mongolie et qui chercherait peut-être du monde. Euh ok, mais nous on est juste de passage hein !! Il fait trop froid ici pour rester... Mais trop tard, rdv est pris demain à 13h30. Bon, bah au moins on rencontrera de nouvelles personnes. Au revoir au patron, puis direction l'auberge, il est 21h30.

De retour, Moï nous annonce d'emblée qu'ils partent dans 50 minutes rejoindre une nana qu'ils ont rencontrée dans la rue cette aprem, dans un bar nommé Rock Sugar, et il nous demande si nous voulons venir. Juan, notre nouveau coloc uruguayen se joint déjà à eux. Bon bah ok, on y va. Juste le temps de skyper Florence, pendant que les gars se pomponnent comme des minettes, surtout Ari, puis vient le moment où ce dernier sort une bouteille de Vodka. Pas le choix, tout le monde doit trinquer, même Carole qui déteste ça. Allez, ok, mais juste un. C'était mal connaître Ari qui nous en a servi plusieurs d'affiler. Gwéna a eu le droit à 5 shooters, Carole en a bu 2 et a esquivé le dernier. Quand Ari tournait la tête, elle a remplacé son verre avec de l'eau. Pas vraiment envie de rentrer à 4 pattes ce soir. Le temps passe, Ari sort des conneries à la minute. Et Moï, toujours plus raisonnable, nous informe qu'on doit y aller. En effet, ils avaient rdv à 22h30 et il est 22h15. Il doit bien connaître son pote, car après ça, on l'a attendu encore 10 bonnes minutes. Nous voilà sur la route. On marche puis on cherche où se trouve le fameux bar. Gwéna, grâce à son super logiciel téléchargé l'autre jour nous aide à le trouver en 2 temps 3 mouvements. Nous entrons, il est 23h. Là, un des serveurs s'avance vers nous et nous annonce que c'est fermé, que plus personne ne peut rentrer. Bon, super. Les gars font quand même le tour du bar pour chercher la nana. Elle n'est pas là. Puis, le même serveur revient nous voir pour nous dire que c'est bon, on peut rester boire une bière. Cool, on part tous les 5 s'installer. Etant les 5 seuls typés européens qui traversent une salle remplie d'asiats, forcément, on se fait mater de la tête au pied par à peu près tout le monde.

La commande est passée, 5 pintes de bière locale.

Ari toujours lui, se lance un pari tout seul... Mettre du piment, genre harissa local, dans sa bière. Bon bah écoute, vas y... Il le fait et boit sa bière tranquillement en nous disant que c'est bon et que l'on devrait faire la même chose... non merci.

Puis tout le monde raconte ses petites histoires de voyage. Moï nous explique par exemple, que lorsqu'il était dans le transsibérien, il a été manger à la cafétéria. Il paye ce qu'il doit en petite monnaie. Puis il part se coucher. Tenez vous bien... 5h du mat' une dame vient le réveiller et lui demande quelque chose, il ne comprend rien et tente de réveiller Ari qu'il lui dit gentiment de se démerder. Moï sort son passeport, la dame lui fait signe qu'elle n'en veut pas. Puis il sort son billet de train, toujours pas. Elle lui fait signe « de l'argent », forcément il ne comprend pas ce qu'il doit. Il sort des billets qu'elle refuse, il finit par sortir sa petite monnaie, la dame l'examine et part !! Il comprendra un peu plus tard qu'elle recherchait des vieilles pièces de monnaies comme celles qui lui avaient servi à payer son repas de la veille. Et pour être sur de ne pas le louper avant qu'il descende, 5h du mat' était l'heure parfaite pour ça... La dame était collectionneuse et le message avait fait le tour du train... Il nous a bien fait rire avec ça...

Notre bière avalée nous partons en direction d'un club recommandé par un mec au bar. C'est à côté de l’hôtel le plus chic de la ville. Mais nous nous pensions que c'était dedans. Ni une, ni deux, tout le monde entre dans l'hôtel, bon c'était la porte d'à côté... Là nous descendons quelques marches et arrivons devant l'entrée. Un peu plus de 8€ l'entrée par personne. Nous nous regardons avec Carole et nous disons que c'est un peu cher pour nous, sachant que les boîtes ce n'est pas trop pour nous.

Juan n'est pas trop chaud non plus, Ari finit par le convaincre tout de même. Nous les laissons donc ici et rentrons vite nous mettre au chaud. Il fait vraiment froid à rentrer à cette heure là. Nous rentrons, sonnons à la porte, la patronne se lève nous ouvrir et s’aperçoit que nous ne sommes que deux au lieu de cinq, il est déjà une heure du matin. Nous lui expliquons qu'ils sont en boîte...

Voilà pour aujourd'hui nous allons nous coucher en espérant ne pas nous faire réveiller par trois célibataires bourrés... Bonne nuit !!




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Ulaanbaatar
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