Malade ou pas ?

19/05/2014 - Pays : Argentine - Imprimer ce message

Réveil pas très matinal ce matin encore, nous nous levons à presque 10h, il y a bien longtemps que nous ne nous sommes pas levés après 10h. Nous descendons prendre notre petit déjeuner, et ce matin nous avons un petit bonus, un reste de baguette d'hier. Nous nous faisons des grillées, avec un peu de pain de mie et même des céréales. Carole reste fidèle a sa nouvelle addiction, le dulce de leche. Puis nous nous installons dans le salon pour taper un article et demi de retard, et pas les plus courts. Gwéna part prendre sa douche le temps que Carole tape les articles puis il prend un peu le relais. Mine de rien nous passons du temps, surtout que nous sommes souvent coupés à discuter avec tout le monde. Il est maintenant 13h, Gwéna commence à faire à manger pendant que Carole continue de taper. Pour ce midi nous avons des pâtes avec le reste de viande d'hier et c'est plutôt pas mal. Enfin surtout pour Gwéna car Carole se sent de moins en moins bien. Elle à l'impression de ''se faire manger le cerveau''. Cette histoire de Jésus alien doit la travailler... Mais au final elle en a l'estomac qui travaille aussi, elle ne finira même pas de manger. Un brin de vaisselle et elle monte directement se coucher. Elle prend quand même sa température car elle a des bouffées de chaleur et froid par moment. Résultat négatif, pas de température, c'est déjà bien. Il faut dire qu'il fait très chaud dans certaines pièces et juste froid dans d'autres... Elle se couche et part pour une petite heure de sieste, jusqu'à ce que Gwéna la réveille. Thibault qui est dans notre dortoir est visiblement dans le même état. Gwéna pendant ce temps finit l'article d'hier et commence à publier un peu. Puis il part réveiller Carole qui n'est pas en meilleur état. Bon, et bien reste couchée encore un peu. Gwéna redescend pour continuer sur l'ordinateur, Carole descendra une petite demi heure plus tard. Nous devions aller à la gare aujourd'hui pour voir les trains pour Mendoza, vue l'heure nous hésitons un peu. Petite vérification sur internet, les bureaux ferment à 20h30, nous pouvons y aller. Carole espère que cela lui fera du bien de prendre l'air. Elle se couvre bien et nous pouvons sortir. Avant de partir nous vérifions aussi les taux des monnaies Uruguayennes, nous voulons faire un peu de change. C'est parti pour la rue Florida, la rue du change sur le trottoir. Et en plus, c'est notre route pour aller à la gare.

Nous entrons dans la fameuse rue qui est une rue piétonne pleine de magasins de grandes marques. Et dès le début, il y a des mecs partout, tous les dix mètres qui proposent du change. Nous attendons un peu et nous trouvons un jeune, nous lui demandons s'il échange autre chose que les dollars américains, et oui, il peut nous changer nos billets. Il nous dit alors de le suivre. Nous entrons dans une galerie commerciale, puis dans un immeuble, puis dans un bureau. Nous avions fait le calcul avant de partir nous avions l'équivalent de 590 pesos environ. D'entrée de jeu, le gars nous en propose 300. Non merci, c'est à la limite du foutage de gueule là. Il revoit ses calculs et nous en propose maintenant 507. C'est mieux mais toujours pas ça. Nous lui montrons sur un bout de papier la valeur actuelle du marché et ce que nous devrions en récupérer. Il nous explique alors que la différence c'est sa commission. Non merci alors, elle est trop importante ta commission, nous on se casse. Il ressort une fois de plus sa calculette et nous propose 540. Nous perdons environ 4€ au change mais nous trouvons difficilement mieux. Il nous pose donc les billets. Avant de lui remettre notre argent nous faisons quand même une petite vérification. L'hologramme est bien là, Carole gratte les numéros de série pour voir s'ils ne partent pas et il y a bien la bande argentée. Nous recomptons les billets et il manque 10 pesos. Oh mince, il avait mis deux billets de 5 au lieu de deux billets de 10. Nous lui en faisons la remarque qu'il rectifie immédiatement... Il aura essayé !!

Nous pouvons maintenant repartir et laisser la place à d'autres personnes, c'est un vrai commerce. La police qui passe à pied ne dit rien, c'est plus ou moins toléré, enfin plutôt plus. Nous poursuivons notre route jusqu'à la gare en faisant une petite pause dans un parc, il y a plein de chien en train de jouer avec au milieu notre gros toutou... La même, aussi courageuse, elle regarde les autres courir !!

Nous arrivons enfin à la gare, et nous trouvons tout de suite le bureau qui nous intéresse. La porte est ouverte avec un vigile devant. Le gars nous arrête et nous demande ce que nous voulons... Un bigmac avec des frites !! Si on vient devant un guichet de billet de train ce n'est pas pour acheter de la bouffe ou faire un bowling, il est logique que nous voulons des billets de train. Le gars nous dit que c'est fermé. Comment ça c'est fermé, sur internet c'est marqué jusqu'à 20h ou 20h30 et là, la porte juste derrière toi est ouverte. Et non, à cette heure ci, ils ne vendent que les billets de nuit, pour les autres billets c'est entre 7h et 15h. Bon, cool, nous vérifions les trains, les tarifs et demi tour. Nous refaisons tout le chemin inverse en faisant un détour par Carrefour. Nous trouvons de la viande hachée pour ce soir et nous rentrons à l'auberge. Les autres sont quasiment tous là, nous commençons par réserver deux nuits de plus car les trains sont le lundi, donc aujourd'hui et jeudi. Nous pouvons rester dans le même dortoir, le moins cher de l'auberge, c'est cool ça !! Ici on rigole bien, les patrons sont juifs, tout est possible, toujours une solution à tout, et toujours un business à ouvrir... Nous payons 58 pesos la nuit, soit un peu plus de 5€, c'est vraiment pas cher ici.

Puis nous nous installons au bar pour partager une bière avec Savannah et François. Ils nous propose ensuite de leur prendre un peu de purée, il y a des restes d'hier. Après réflexion, ils ont de la purée, nous avons de la viande hachée, ils ont un oignon, c'est parti on se fait un hachis parmentier en commun. Les mecs en cuisine, et les filles qui préparent l'apéro. Une autre grande bière, des toasts de pâté et c'est parti. On prend l'apéro tranquille au bar puis nous passons a table, toujours sur le bar. Puis des gens se greffent à nous et nous commençons donc un partie de ''trou du cul'. C'est plutôt marrant, surtout avec un autre français, Pierre, qui est complètement fou. Il raconte connerie sur connerie (il a selon lui, de la mémoire mais pas de façon temporelle...) jusqu'à l'apothéose , le coup de téléphone. Petite explication. Il fait donc partie du staff et ce soir c'est lui qui est de garde (on lui a rappeler à 19h30 qu'il commençait à 18H). Le téléphone sonne, il fait un pas chassé, un demi tour sur lui même, enfile ses lunettes de soleil et décroche du genre ''service après vente bonjour''. S'en suit un bon nombre de ''allo, allo, allo'', jusqu'à ce qu'il remarque qu'en décrochant comme un acharné, il avait arraché le fil du combiné. On le voit donc parler comme il peut dans le boitier du téléphone dans un espagnol très franchouillard, avec son fil qui pendouille. Une fois réparé, il peut enfin prendre sa communication. La personne au bout du fil a vraiment du se poser des questions.... Franchement un grand moment. La soirée se poursuit au rythme de ses conneries et nous finissons notre partie de carte. Il est presque minuit, pour nous c'est fin de journée, nous les laissons continuer la leur. Gwéna s'installe dans son lit avec le Pc pour écrire cet article pendant que Carole s'endort car elle en à besoin, toujours pas au top. Voilà pour cette petite journée, à demain et bonne journée. 



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Buenos Aires
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