Un marathon dans la ville

01/06/2014 - Pays : Argentine - Imprimer ce message

Le réveil est bien tranquille ce matin à 9h, nous n'avons pas eu de chambre à nous depuis plus de trois semaines. Nous traînons un peu au lit surtout que Gwéna est malade, il a la gorge en feu et surtout un vilain mal de dos. Nous finissons par descendre prendre le petit déjeuner vers 10h après avoir bouclé nos sacs car nous changeons de chambre ce matin. Nous retrouvons en bas le gros chien et nous avons le droit à ''on pensait que vous n'alliez pas vous lever ?''. C'est le première fois que l'on entend ça, il n'y a plus personne dans l'auberge tout le monde est parti sauf nous et un mec qui dort encore. Nous avalons notre café avec deux croissants d'ici, c'est à dire un mélange de brioche, galette des rois et croissant. Puis nous faisons griller notre reste de baguette et enfin nous finissons par notre cake au citron qui a goût de madeleine. Puis nous allons faire notre toilette, il est 11h nous sommes prêt à changer de chambre. Le gars nous annonce que nous ne pouvons pas changer maintenant car il y a un gars qui dort et donc le ménage n'est pas fait. Il nous dit alors que vers midi ce sera bon. Nous en profitons pour nous remettre à jour sur Kikooboo et Carole skype ses parents. Gwéna finit tant bien que mal de tout publier avec une connexion qui coupe régulièrement.

Bon, il est midi, nous demandons s'il y a des marchés dans la ville, apparemment rien de bien terrible mais nous verrons bien. Nous sortons sous un superbe soleil, il ne fait pas très chaud mais très beau donc c'est cool. Nous allons directement sur la place centrale de la ville, nous avons un musée à visiter là bas. En arrivant nous découvrons la place avec beaucoup de gens qui profite du temps. Les enfants jouent et courent dans tous les sens. Les artistes ont sortis les guitares, les petits et gros chiens font aussi bronzette. Et il y a au milieu de tout ça un mec qui fait des bulles de savon géantes, c'est toujours beau à voir. Nous restons un petit moment à profiter nous aussi, nous allons voir les horaires d'ouverture du musée le dimanche, bon c'est 14h à 19h, nous reviendrons donc plus tard.

 

Le parc le dimanche Un jeu d'enfant Vraiment drôle à voir 

 

Nous choisissons de partir en direction du gros parc San Martin, il doit faire l'équivalent du tiers de la ville. Il est vraiment énorme. Nous avons une bonne demi heure de marche pour le rejoindre. En arrivant nous tombons face à un podium, c'est l'arrivée du marathon... Ah d'accord, nous comprenons pourquoi tous les hôtels étaient pleins hier et tous libres ce soir. Et aussi pourquoi notre auberge était vide ce matin. Par contre le gars de l'auberge qui nous a dit qu'il n'y avait rien de spécial aujourd'hui ne devait pas connaître le truc... C'est quand même le marathon international de Mendoza. Bref, nous regardons s'il n'y a pas de stands de sandwiches ou un truc du genre pour pouvoir manger. Et comme d'habitude, nous ne comprenons pas leur système de fonctionnement, pas un stand pour nourrir les coureurs. Bon, tant pis nous allons visiter le parc le ventre vide. Nous voulons rejoindre un lac artificiel, nous avons lu qu'il faisait 1km de long sur 100 mètres de large et beaucoup de gens y vont le week-end. Bon premier constat, c'est la première fois que nous voyons un parc aussi grand nous rappelant que nous sommes bien dans une ville. Il y a des routes partout et quasiment plus de voitures ici que dans la ville et qui roulent comme des zinzins. Nous trouvons un petit sentier qui nous mène près du lac artificiel. Premier constat, il est hyper sale, même les canards ont désertés les lieux, ils doivent être morts à cause de la pollution. C'est un lac créé par l'homme et rempli de plastique en tout genre, c'est un peu dommage. Nous en faisons le tour quand même, c'est vraiment le lieu de rendez vous le dimanche. Tout le monde est là, nous voyons plein de gros chiens donc plein de labradors, c'est cool !! Même un petit bébé avec sa maman...

 

Le lac artificiel et sale 

 

Puis nous décidons de retourner vers le centre, il y a un bon moment que nous marchons maintenant et nous ne voulons pas finir le tour de ce lac trop sale. Nous reprenons donc la direction de la place centrale. En route nous trouvons une grande surface, nous faisons quelques courses. Bon, vue l'heure, nous allons sauter le repas de ce midi, nous prenons un paquet de gâteaux pour dire que nous mangerons. Nous faisons surtout des courses pour ce soir, et nous arrivons à la caisse. Il y en a au moins six ou sept d'ouvertes mais une queue interminable derrière chacune d'entre elles. C'est incroyable ce qu'ils peuvent être lents ici, que ce soit les caissiers ou les clients. Et le pire, c'est le point de vue écologique. Une dame à côté de nous à un chariot plein, en gros, les deux tiers d'un chariot de chez nous. Elle pose ses courses, le caissier les scanne et les met dans des sacs plastiques. Gwéna commence alors à compter le nombre de sacs plastiques qu'elle aura. Pour dire, ils mettent même le sachet de PQ dans un sac... Incroyable !! Et tenez vous bien, cette jeune dame repartira avec pas moins de 17 sacs !! Oui, oui, 17 !!

Nous passons à la caisse après une attente d'une demi heure (sans mentir), et nous continuons notre route vers le centre. Nous arrivons une nouvelle fois sur la place centrale où pour le coup, il y a plein de monde. Nous filons directement au petit musée d'art moderne. Nous présentons nos billets que la fille ne regarde même pas, elle nous indique juste que nous ne pouvons pas prendre de photo. Nous faisons le tour de la première salle, avec des tableaux en tout genre, avec de vieux portraits, des peintures plus abstraites. Nous passons ensuite dans la seconde salle, là pour le coup c'est plus étrange, de l'art moderne quoi...

Nous ressortons, faisons un petit tour du marché qui est en train de s'installer (16h) et nous rentrons. En arrivant nous nous mettons à table, avec du cake, un yaourt et une brique de chocolat au lait. Nous en profitons également pour découvrir nos nouveaux quartiers et installer nos sacs. Nous avons le choix, il y a six lits de libres sur huit. Alors un petit tour de chambre et nous prenons ceux près de la prise de courant, nous avons la technique maintenant. Puis nous nous mettons dans le salon, Gwéna commence cet article pendant que Carole cherche les bus pour le Chili. Et mauvaise surprise, pas de bus de nuit... Petit skype avec Florence et nous continuons nos recherches. Carole demande au gars de l'auberge si il y a des bus de nuit. Et non, et il nous conseille d'aller réserver de suite à la gare pour savoir si il y a bien des départs demain car suivant le temps il n'y en a pas forcément. Nous avons fait une dizaine de kilomètres ce matin, nous repartons donc à 18h pour une petite balade de 5 kilomètres aller retour. Nous filons d'un bon pas à la gare, nous y arrivons et nous commençons les comparatifs de prix. Sur internet nous avions 330 pesos par personne. Le gars de l'auberge nous a indiqué trois compagnies différentes. Nous en faisons une puis une deuxième qui est également au même prix. Par contre nous nous ne nous souvenons pas du nom de la troisième. Petit tour au point d'informations qui nous en indique deux de plus. Nous poursuivons nos recherches, nous avons alors le droit à un 300 pesos. Mais juste avant d'entrer Gwéna a entendu un rabatteur juste à côté. En ressortant nous allons le voir, ici, ce n'est pas de gros bus mais des minis bus. Et là, une bonne et une mauvaise surprise, la bonne, le prix 230, et la mauvaise, l'heure, départ 7h30. Sachant que nous avons 2 kilomètres et demi à faire demain matin et que nous devons être ici en avance, va falloir se lever tôt. Nous décidons de nous écarter pour en discuter tous les deux, car le gars comprend le français. Au bout de cinq minutes, le vendeur nous voyant indécis s'approche et nous propose 220 par personne. Nous faisons le calcul, c'est donc 440 au lieu de 660. On ne cogite pas longtemps, de toute façon, il faudra qu'on se lève tôt quoi qu'il en soit... On accepte. Il nous dit de le suivre, et Carole demande pourquoi c'est si peu cher par rapport aux autres compagnies. Primo, ce sont de mini bus, deuxio, pas de système informatique et tertio, bah on a pas compris mais ça doit être une histoire de taxes ou un truc du genre... Monsieur prend nos passeports et encaisse nos 440 pesos... Nous pouvons maintenant rentrer, de nuit.

2,5kms plus tard, nous voici de nouveau à l'auberge. Le gars nous demande alors si c'est ok, on lui dit oui, 220 pesos... Bon prix vue sa réaction. Par contre, on décolle à 6h15 mec. Ah ok ! On lui demande pour les bus publics. Il nous dit qu'il faut une carte car ils n'acceptent pas le liquide... Super. Par contre, selon lui, le taxi, c'est 20 pesos. Bon, si au pire on ne le sent pas niveau timing, on appellera un taxi. Nous reprenons directement nos occupations. Gwéna va mettre de l'eau à bouillir, et Carole s'occupe de facebook pour avoir des nouvelles d'Olivier Dugast (dindon pour les intimes), qui est actuellement au Chili. Il ne traîne d'ailleurs pas à nous répondre et Gwéna se retrouve au téléphone avec lui aussi sec. Pendant ce temps, Carole cherche des auberges à Santiago, et ça s'avère encore plus cher que l'Uruguay... Pfff !! Elle a aussi des nouvelles d'un autre Olivier rencontré à Buenos Aires. Notre séjour au Chili risque d'être court... Gwéna prévient Carole que nous devons avoir des nouvelles du gars des Brouzils qui emploie Olivier pour des auberges ou des bons plans. Ok !! Pour le coup, Carole note juste des adresses d'auberges, on ne réserve rien, on verra une fois sur place... Et bonne nouvelle, demain on gagne une heure, on recule d'une heure donc la journée sera plus longue pour trouver une auberge... Nous arrivons normalement à 14h30... Pendant ce temps, Gwéna prépare la mangeaille et le pique nique de demain midi... On espère juste que la traversée de la Cordillère des Andes ne sera pas trop pénibles pour nos estomacs... Ca va et vient dans l'auberge... un joyeux bordel, mais on se met dans notre bulle pour pouvoir réussir à tout faire. Le gros chien s'en mêle aussi, la voilà sur le canap' avec nous... Et elle ne tardera pas à pousser Carole pour avoir plus de place. Nous mangeons (sans le gros chien), nous finissons cet article, et enfin, nous pouvons aller nous laver et nous coucher, il est 22h15 !! Un film ce soir ? On vous dira ça demain...

 

Antonia, avec ses kilos en trop Son double menton Et Carole qui ne peut s’empêcher de faire des gratouilles 

 



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Mendoza
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